Les
chantiers du continent
A - l'enveloppe financière
Les évaluations des besoins
oscillent entre 60 et plus de 350 milliards de dollars. Les services
du président sénégalais, eux, chiffrent les
investissements à 64 milliards de dollars par an. Mais
l'aide des Etats ne devrait assurer que 50 à 60 millions
de dollars. Il est donc impératif de recourir aux financements
privés.
De plus, la création d'un fonds de garantie par les pays
du G8, afin de couvrir les dépenses minimales, est envisagée.
B - les secteurs d'interventions
On distingue 8 secteurs d'interventions,
chacun étant pris en charge par un pays :
1 - Bonne gouvernance politique et
démocratique, paix et sécurité ;
2 - Bonne gouvernance économique ;
3 - Développement humain ;
4 - Accès aux marchés et diversification des produits
;
5 - Structure financière, Banques Centrales et Banque pour
le Développement Africain ;
6 - Réduction de la dette et Investissement direct des
pays étrangers ;
7 - Infrastructures, environnement, NTIC et énergie ;
8 - Agriculture.
C - gros plan sur des projets types 
Projets routiers :
Le NEPAD accorde une grande importance
à la construction d'un réseau routier couvrant de
grands axes régionaux.
La construction d'une route Trans-saharienne, dont le but est
de relier la Tunisie au Nigeria sur près de 4800 km, a
déjà commencé. De plus, le NEPAD projette
la réalisation d'une route Trans-sahélienne est-ouest,
reliant Dakar à N'Djamena (4 460 km). Le coût d'une
telle opération est estimé à 9 milliards
de dollars. Ce projet, encore à l'étude, est soutenu
par la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de
l'Ouest (CEDEAO), et la réalisation de certains axes (Sénégal
- Mali) est déjà à l'ordre du jour.
Un autre projet est celui de la Trans-côtière : une
liaison autoroutière à 6 voies entre la Mauritanie
et le Nigeria, le long du littoral ouest, à travers 10
pays, sur 4560 km. Le coût de ce projet est estimé
à 10 milliards de dollars et les travaux devraient commencer
vers 2010.
Projets relatifs à l'énergie
:
Dans le domaine des hydrocarbures,
un oléoduc reliant les gisements du sud du Tchad à
la façade maritime camerounaise est en cours de construction.
Grâce à cet oléoduc d'une longueur de 1000
km, 225 000 barils de brut pourront être transportés
chaque jour. Il permettra de rapporter 3,5 milliards de dollars
à N'Djamena et 500 millions de dollars à Yaoundé.
De plus, deux projets de gazoducs ont également été
élaborés. Respectivement longs de 4000 km et 600
km, ces gazoducs devraient permettrent d'acheminer pour le premier
18 milliards de m3 de gaz nigérian vers le marché
européen via l'Algérie, et pour le second 4 milliards
de m3 par an de gaz nigérian vers le Bénin, le Togo,
le Ghana, et le Sénégal.
Le coût de la construction de ces deux gazoducs devrait
s'élever à 7 milliards de dollars, et celui des
infrastructures hydroélectriques à 6 milliards.
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