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L'activité économique au Togo a
un baromètre : le port de Lomé, la capitale. Or,
depuis près de deux ans, les signes d'embellie y sont manifestes.
S'agit-il d'un sursaut passager, ou les conditions d'une croissance
durable sont-elles à nouveau réunies ? Le président
Eyadéma se veut prudemment optimiste
Propos recueillis par Marc YARED
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" Vous savez, aucun Etat, quelles que
soient les richesses de son sous-sol, ne peut se développer
sans la paix et la sécurité. Notre objectif premier,
après les tristes périodes de troubles socio-politiques
de la dernière décennie, a été de
garantir la stabilité au pays afin de rassurer les investisseurs,
les opérateurs économiques et de permettre la reprise.
Cette politique a commencé à porter ses fruits :
d'où le réveil du port de Lomé.
Les tristes évènements de Côte d'Ivoire ont
en outre détourné d'Abidjan, au profit des autres
ports ouest-africains, une bonne partie des échanges à
destination des pays enclavés du Sahel (Burkina, Niger,
Mali
). Le port autonome en eau profonde de Lomé assure
environ 90% des échanges commerciaux du Togo. Ceux-ci avaient
connu une baisse drastique, en raison des évènements
difficiles que notre pays a traversés dans les années
quatre-vingt-dix. Mais aujourd'hui, avec le climat de paix qui
règne, la reprise a été ferme et le port
devient de plus en plus sollicité.
Les perspectives de croissance significative du trafic au port
de Lomé sont intimement liées à ses nombreux
atouts : sécurité et facilité des transactions
; conditions maritimes exceptionnelles, grâce à de
très faibles marées ; niveau des quais des tirants
d'eau admissible allant de 9,5 à 12 mètres.
Les navires accostent directement à quai dès leur
arrivée ; les opérations de chargement et de déchargement
commencent aussitôt ; les mouvements de marchandises à
l'intérieur du port franc sont fluides, sans restriction
aucune des services de douane. Ces conditions assurent un transit
maritime très court aux navires et aux frets, réduisant
ainsi les coûts d'escale et les coûts de passage portuaire.
Ce sont ces considérations politiques et techniques qui
expliquent en partie la reprise des activités portuaires.
Des facilités supplémentaires adoptées par
les autorités portuaires (entrepôts réservés
à des pays de l'hinterland, transport des marchandises
à la frontière dans des délais records, etc.)
permettent d'envisager l'avenir avec sérénité.
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